"

"Matot"

Rav Shlomo Aviner

De l'obligation d'attendre

entre la consommation d'aliments à base de viande et de lait









Lettre ouverte aux parents sur les "Grandes vacances", du Rabbi de 'Habad, l'éminent Rabbi Menachem Mendel Schneerson de Lubavitch

(Traduit d'après le texte présenté par le Rav Ouri Cherki)



Les "Grandes vacances", un concept bien étrange, invention du mauvais penchant.

Hélas, on doit déplorer que des gens animés d'un zèle fervent pour l'Eternel durant toute l'année l'aient aussi adoptée. Durant cette période, prétextent-ils, on peut se relâcher dans l'étude de la Torah. Ils ne se rendent pas compte que cette manière de voir va à l'encontre de la Torah qui nous enseigne que "L'homme est né pour l'effort" (Job V, 7) et que "Si tu as trouvé (compris un enseignement) sans t'être donné de la peine, ne crois pas (l'avoir véritablement compris) (traité Méguila 6 b)" et que sur ton livre se trouvent inscrits tous les jours qui M'étaient réservés avant qu'un seul ne fût éclos (d'après Ps. CXXXIX, 16), entendu par-là que nous n'avons pas une minute à perdre et que l'Eternel nous a tout juste donné le temps nécessaire à remplir la tâche inhérente à chacun d'entre nous, au sens où un Maître de la Michna déclarait qu'il n'avait été créé que pour servir Son Créateur (d'après Michna Kidoushin 4), "Mais sans trop exagérer", rétorquera-t-on encore. Or chaque instant dont on n'a pas tiré profit est comme un objet perdu qu'on ne retrouvera jamais, "Vide de sens", pour reprendre une expression du Zohar.

L'homme épris de rectitude comprend ces considérations et n'a guère besoin de plus amples développements.

Fait le 25 tamouz 5756 (4 juillet 1956)



(Traduit et adapté par Maïmon Retbi)